Être
- Lina Ennaji
- il y a 8 heures
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Je deviens. Donc je suis. Mais je ne suis pas définie par ce qu’ils voient, ou même ce que moi je vois. Je dois me réconcilier avec mon fort intérieur. Lui laisser de la place de nouveau. Pour amplifier les ressentis, parce que plus je ressens, plus je pense. Il y a eu un vide dans lequel je me suis noyée durant ces derniers mois. Et le mal être était à peine perceptible. Parce que je me mentais. Maintenant je suis différente. Nouvelle. Détachée. Et je deviendrai grandiose. De par mon essence. Mon être. Comme si j’avais vu deux ombres en une âme. Je me rapproche du centre. Mon âme est proche. Et plus je suis proche de lui, plus elle vient près. Une union est à envisager. Une éternité. Il s’agit d’un grand pas en avant. Une réelle décision. Alors il faut être prête. Peut —être que j’ai existé, ici ou ailleurs. La vieillesse, les humains s’y perdent. Parce qu’ils s’oublient. Oui, leur mémoire leur fait défaut, comme il a été fait de mon esprit suivant le choc. Les démons, eux, se réjouissent des humains trop humains. Ils se croient fidèles à eux-même/ mais ils ont tellement eu de tranquillité qu’ils n’ont pas su affiner leur pensée. Et je comprends. Je vois. Je le sens. Réalité, qui autrefois me semblait injuste et absurde. aujourd’hui elle me semble vivable. Et j’arrive à y trouver ma place. N’est ce pas ironique ? Parce que j’ai le pouvoir de la changer et je ne fais qu’obéir aux lois de l’univers. Celles de l’ordre et du chaos - enjambées. Mais alors ai-je réellement été révoltée ? Le suis-je toujours ?
Cette sensation de brouillard. Parce que tout n’est pas clair. État de confusion passive ? Je pourrais peut-être l’appeler comme cela. Comme si je dormais encore. Je m’émeus à trouver une eau claire et sombre à la fois. Ce doit être parce que je sors d’un état latent. Comme si j’étais inondée et que par des artifices je regagnais le bonheur, la joie. C’est comme si j’avais une porte en face de moi et que j’attendais qu’elle s’ouvre sans disposer de la bonne clé. Alors il faut changer. Il est temps d’agir. Une quête vers la pureté. Aux côtés de mon bien aimé. Aux côtés de mes ainés et dieu. Plus que jamais. Il semblerait que j’aies confié mon âme à notre tout puissant. Je m’en suis réjouie, me sentant en sécurité. Et je retrouve dans mon âme, des poussières de dieu. Comme dans tout. L’univers est à l’image de son créateur. Mais alors cette beauté, cette douleur, cette synchronisation. La magie de nos tableaux. Et tout ce qui a été vu ou dit, peut être découvert sous une toute nouvelle identité, idée, vérité. Je les sens encore se bousculer tellement c’était prenant. J’y a presque laissé mon corps. Mais alors à quoi bon ? Si la vie est l’essence du pauvre, et la mort, celle du riche ? La corruption, perversion. Elles, sont tout aussi instrumentales. Elles forment un équilibre entre ce qu’on considère bien et mal. Parce que que serions-nous ? Les créatures préférées de dieu : équilibre vaut diversité. Une dualité pluraliste.
aliena



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